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Pourquoi Jésus s'est-il fait homme

Гэри ДеЛашмутт
លោក Gary DeLashmutt
Gary DeLashmutt
Gary DeLashmutt
Gary DeLashmutt
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Hébreux 2.5-18

Pourquoi Jésus s’est fait homme 

Gary DeLashmutt

 

Introduction

La lettre aux Hébreux a été écrite pour expliquer la relation entre Jésus et l’Ancien Testament. La thèse de l’auteur dit que Jésus est plus grand que toute personne ou institution de l’Ancien Testament, et qu’il accomplit et remplace la manière de se rapporter à Dieu décrite dans l’Ancien Testament. Pourquoi Jésus est-il si important ? Les premières deux chapitres de la lettre aux Hébreux fournissent deux réponses distinctes :

Le premier chapitre dit que Jésus est le plus grand parce qu'Il est divin par nature.  L'Ancien Testament le désigne comme le Fils unique de Dieu qui partage sa nature divine.  Il invite également les anges à l'adorer, et le présente comme le Créateur éternel et le Souverain légitime de l'univers tout entier.

Le chapitre deux affirme que Jésus est le plus grand pour une raison très différente : à cause du sacrifice qu’il a consenti. En effet, bien qu’il fût Dieu, il a accepté de devenir un être humain pour notre bien. Comme un fils de roi qui renonce à ses privilèges royaux en temps de guerre pour sauver ses sujets de la défaite, Jésus a renoncé à ses prérogatives divines et est descendu dans les profondeurs de la souffrance et de la misère humaines pour nous sauver d’une ruine certaine.  L’auteur nous donne trois raisons pour lesquelles Jésus a dû devenir humain pour nous sauver.  La première de ces raisons peut vous sembler plutôt cosmique et abstraite, mais les deux autres seront très concrètes.

  1. Pour que l’humanité retrouve la domination qu’elle a perdue sur la terre

Lisez Hébreux 2.5-8. Il cite ici le Psaume 8, où David médite sut le fait que Dieu a créé les êtres humains pour régner sur l’ensemble de la création. Nous sommes si petits et si faibles, et cette terre est si vaste et si puissante, et pourtant Dieu a créé les humains pour qu’ils vivent sous sa domination bienveillante et pour qu’ils exercent sa domination bienveillante sur toute la terre (voir Genèse 1.26-28). Nous avons un bref aperçu de ce à quoi cela aurait pu ressembler dans Genèse 2, au jardin d’Éden. Mais Adam s’est alors rebellé contre l’autorité de Dieu, et lui et ses descendants ont perdu leur domination sur la terre.

Depuis lors, les humains tentent en vain de retrouver cette domination. Si la technologie humaine est impressionnante à certains égards, j’imagine qu’elle doit paraître dérisoire aux yeux de Dieu lorsqu’il la compare à la domination qu’il avait prévue pour nous. Les catastrophes naturelles telles que les sécheresses, les tempêtes, les tremblements de terre, les tsunamis et bien d’autres encore nous submergent toujours.  Même nos meilleures tentatives pour contrôler la nature créent des problèmes naturels encore plus graves, comme la pollution et le réchauffement climatique. Et la nature, par le biais de diverses maladies, continue de nous attaquer, de nous épuiser et d’exercer son autorité sur notre bien-être. Comme il a raison lorsqu’il déplore que « nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis ».

Quel espoir reste-t-il alors pour que les humains retrouvent cette juste domination sur la terre ? Le seul espoir réside dans le « Fils de l’homme ». Le « Fils de l’homme » est un titre qui désigne parfois l’humanité en général, les descendants des hommes, et parfois le seul Fils de l’homme — qui est un titre de l’Ancien Testament désignant le Messie (voir Daniel 7.13). Ce psaume n’est pas seulement une complainte sur ce qu’Adam a perdu ; c’est aussi une prédiction de ce que le Messie allait regagner. Dieu n’a pas abandonné son plan pour que les humains dominent la terre après la révolte d’Adam. Il a envoyé son Fils pour devenir un humain, pour devenir le « second Adam » qui a obéi parfaitement à l’autorité de Dieu et, par conséquent, exerce la domination de Dieu sur la terre. C’est pourquoi il dit Hébreux 2.9a.

Considérons les parallèles bibliques entre Adam et Jésus :  

  • Tous deux ont été « engendrés » de manière unique par Dieu.  
  • Tous deux ont été tentés par Satan — Adam dans un jardin paradisiaque, mais Jésus dans un désert aride. Or, alors qu’Adam a obéi à Satan et a perdu la domination sur la nature, Jésus a obéi à Dieu et a exercé la domination sur la nature.

C’est là une partie de la signification des miracles accomplis par Jésus lors de sa première venue. Il a calmé les tempêtes, multiplié les pains et les poissons, et guéri ceux que la maladie rongeait. Par son intermédiaire, Dieu rétablissait la domination de l’homme sur la terre.

C’est pourquoi la Bible décrit la seconde venue de Jésus comme un temps où la nature sera à nouveau harmonieusement soumise au royaume de Dieu et à tous ses sujets humains (voir Ésaïe 2.6-9). Alors, lorsque les humains seront de nouveau sous l’autorité aimante de Dieu, la nature sera de nouveau sous l’autorité aimante des humains.

Ainsi, Jésus s’est fait homme afin de rétablir la domination perdue de l’humanité sur la terre. Mais cela n’aurait eu aucune valeur pour l’humanité s’il ne s’était pas également fait homme pour accomplir quelque chose d’encore plus radical et fondamental — mourir pour nous délivrer de la culpabilité de nos péchés.

  1. Mourir pour nous délivrer de la culpabilité de nos péchés.

Lisez Hébreux 2.9b. Voici un message que la Bible répète sans cesse : Jésus est mort pour la race humaine. Sa mort était un don de Dieu que nous ne méritons pas. Jésus est mort à notre place afin que, d’une certaine manière, nous n’ayons pas à subir la mort que nous méritons. Il revient sur ce point en 2.17 et l’explique plus en détail. Jésus devait devenir comme nous dans notre humanité afin de pouvoir être notre Grand Prêtre et offrir pour nous un sacrifice qui efface nos péchés. L’auteur développera plus en détail cette terminologie de l’Ancien Testament dans les chapitres suivants, mais son argument principal est le suivant :

Au cœur du culte de l’Ancien Testament se trouvait l’offrande de sacrifices d’animaux par un prêtre au nom des fidèles. Ce système sacrificiel enseignait deux vérités théologiques fondamentales :

Premièrement, il mettait l’accent sur la sainteté de Dieu. Contrairement à de nombreuses religions païennes, Dieu n’exigeait pas de sacrifices d’animaux parce qu’il avait faim. Il les exigeait parce que son peuple avait enfreint sa perfection morale, et parce que ces transgressions constituaient une trahison qui les rendait passibles de mort.

Mais il soulignait également l’étonnante miséricorde de Dieu. Parce qu’il est saint, Dieu ne pouvait ignorer leur péché. Mais parce qu’il est miséricordieux, il a payé lui-même le prix de leur péché en fournissant un sacrifice pour mourir à leur place. Le substitut devait être un animal sans défaut physique et il devait être offert par le médiateur choisi par Dieu, un prêtre. Lorsque le sacrifice approprié était offert par le prêtre approprié, Dieu « couvrait » leur péché et les libérait de la peine de mort.

Bien sûr, tout cela n’était qu’une préfiguration de quelque chose encore dans le futur. Les prêtres étaient des êtres humains pécheurs et les sacrifices n’étaient que des animaux. Selon les prophètes de l’Ancien Testament, le véritable sacrifice devait être accompli par un prêtre humain sans péché qui s’offrirait lui-même en sacrifice (voir Ésaïe 53). C'est pourquoi le véritable prêtre et le véritable sacrifice devaient être à la fois humains et divins. Il devait être humain pour nous représenter véritablement et pour pouvoir mourir, mais il devait être divin afin que sa mort puisse expier tous nos péchés, et pas seulement ceux d'une seule personne.

L'auteur affirme que Jésus est ce Grand Prêtre et ce sacrifice promis. Et parce qu'il s'est fait homme et qu'il est mort pour nos péchés, nous pouvons bénéficier de deux merveilleux avantages :

Tout d’abord, nous devenons éligible à être adoptés dans la nouvelle famille de Dieu. Lisez Hébreux 2.10-13. Remarquez la récurrence de la terminologie familiale : « fils », « frères », « enfants ». Dieu veut une grande famille d’êtres humains qui font l’expérience de son amour. Le fait est que, parce que Jésus a accepté de devenir humain et de mourir pour nos péchés, nous pouvons être adoptés dans la famille de Dieu. Ces deux passages de l’Ancien Testament (Psaume 22 et Ésaïe 8) évoquent, dans leur contexte, la mort du Messie. Le Psaume 22 décrit sa crucifixion avec des détails saisissants. Ésaïe 8 l’appelle la pierre qui est devenue un sanctuaire pour son peuple, mais une pierre d’achoppement pour ceux qui l’ont rejetée. Tel était le plan de Dieu depuis le commencement, mais la révolte d’Adam l’a ruiné. Dès lors, selon la Bible, nous naissons physiquement, par le choix de nos parents, au sein d’une race humaine qui est éloignée de Dieu. Mais parce que Jésus s’est fait homme et est mort pour nos péchés, nous pouvons naître spirituellement par notre choix d’accepter son pardon et d’entrer dans la nouvelle famille de Dieu. Jean 1.12 déclare que ceux qui l’accueillent et croient en son nom ont le droit de devenir enfants de Dieu. Dès l’instant où vous faites ce choix, vous êtes adopté de manière définitive dans la famille de Dieu — et vous pouvez faire l’expérience personnelle de l’amour de Dieu, à la fois directement et à travers vos nouveaux frères et sœurs.

Et puisque Jésus s’est fait homme et a expié nos péchés, il nous délivre d’autre chose. Lisez Hébreux 2.14-15 : nous pouvons être délivrés de la peur de la mort qui nous asservit. Selon la Bible, la racine de notre peur de la mort n’est pas la crainte de la douleur, de la perte de contrôle ou de l’inconnu ; c’est la conscience de notre culpabilité et la crainte du jugement de Dieu (voir 1 Corinthiens 15.56). Satan utilise cette peur pour nous asservir de diverses manières : par la distraction via l’hédonisme et le matérialisme, par la tromperie via les fausses religions, et par le désespoir lorsque celles-ci échouent.

Mais lorsque nous recevons le pardon et la réconciliation avec Dieu par Jésus, nous n’avons plus à craindre le jugement de Dieu, et nous pouvons alors être libérés de la terreur de la mort.

J'ai pu constater de manière frappante la véracité de ce principe grâce à un ami, l'année dernière. Il avait été pilote d'hélicoptère pendant la guerre du Vietnam et avait développé un cancer à cause de l'agent défoliant « Agent Orange » qu'il avait pulvérisé sur place. L'été dernier, alors qu'il n'avait plus d'options thérapeutiques, il m'a demandé de l'accompagner prendre un petit-déjeuner. Il m'a demandé si je voulais bien prendre la parole lors de ses funérailles, et m'a confié de veiller sur un ami commun après son départ.

Puis il a baissé la voix et m’a dit : « J’ai une autre question. Dieu peut-il me pardonner ce que j’ai fait au Vietnam ? » Il m’a ensuite raconté certaines des situations horribles dans lesquelles il avait été plongé pendant cette guerre, et à quel point il se sentait coupable de certains des choix qu’il avait faits. Maintenant qu’il arrivait à la fin de sa vie, il craignait le jugement de Dieu. Il a dit : « J’ai essayé de toutes mes forces de mener une vie droite depuis lors (et c’est ce qu’il a fait), mais rien ne peut compenser ce que j’ai fait à cette époque. »

J’étais d’accord avec lui, mais je lui ai ensuite parlé de l’apôtre Paul — comment il avait fait de terribles choix et pourtant avait connu le pardon total par Jésus. Je lui ai donné des passages comme celui-ci à lire et je l’ai exhorté à faire confiance à la mort de Jésus pour le pardon de ses péchés. Et au cours de l’année qui a suivi, je lui ai parlé au téléphone et j’ai été émerveillé par la paix et l’espoir qui avaient remplacé sa peur de la mort. Il savait qu’il était pardonné, et cela a tout changé. À peine deux jours avant sa mort, il m’a dit : « Je n’ai plus peur de mourir parce que je sais que je suis pardonné. »

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être sur le point de mourir pour être libéré de la terreur de la mort, et vous n’avez pas besoin de vous distraire ou de vous tromper à ce sujet. Vous pouvez affronter votre propre mortalité avec sérénité et espoir en recevant le pardon de Jésus.

  1. Pour nous venir en aide lorsque nous souffrons

Voici une raison supplémentaire pour laquelle Jésus s’est fait homme — lisez Hébreux 2.18. Lorsque vous souffrez et que vous êtes tenté de désespérer, vers qui vous tournez-vous pour trouver de l’aide ? Peut-être vous tournez-vous vers quelqu’un qui a traversé ce que vous vivez actuellement et qui en est sorti indemne. La dernière personne vers laquelle je me tournerais serait quelqu’un qui ne sait pas ce que c’est que de souffrir ainsi.

C’est pourquoi beaucoup de gens ne se tournent pas vers Dieu lorsqu’ils souffrent. Ils pensent : « À quoi bon son conseil ? Comment son conseil pourrait-il m’aider alors qu’il est là-haut dans son ciel sans problèmes et sans douleur, et non pas ici-bas dans le chaos où je dois vivre ? Il ne peut pas m’aider car il ne peut pas comprendre ce que je traverse. »

Mais parce que Jésus s’est fait homme, il comprend et il peut aider. Jésus est descendu du ciel dans les profondeurs de la souffrance humaine, et il a connu toutes les souffrances que nous puissions connaître : les mauvais traitements, la pauvreté, la perte d’êtres chers, le rejet par la famille, l’impossibilité de se marier, la trahison des amis, les injustices des autorités civiles, la torture, la mort prématurée, le sentiment d’être abandonné par Dieu ou par ses proches.

Il sait ce que l’on ressent ; il a fait confiance à Dieu tout au long de son parcours — et il est capable de vous aider à faire confiance à Dieu, quelle que soit la souffrance que vous traversez. Je l’ai trouvé fidèle dans chaque situation de souffrance que j’ai vécue au cours des 36 années qui se sont écoulées depuis que je l’ai rencontré. Son histoire de fidélité dans ce domaine est le « rocher » qui continue de me soutenir alors que je continue à souffrir de diverses manières.

Va vers lui, et va vers tes frères et sœurs en Christ. Parle-lui en privé et avec eux. Confie-lui ta douleur et ta souffrance. Puis écoute ce qu’il te dit — tant son réconfort et ses encouragements que ses instructions et ses reproches. Il ne t’ôtera pas nécessairement ta souffrance, mais il te fera traverser ces épreuves pour t’amener à une confiance plus profonde en Dieu.